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Prendre le parti des enfants vulnérables de la République Démocratique du Congo à Genève

Mercredi 27 mars 2019

A Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, le nombre d’enfants et de jeunes en situation de rue est estimé entre 30'000 et 50'000 par l’UNICEF et ne cesse d’augmenter. Extrêmement vulnérables, ils sont souvent livrés à eux-mêmes, désocialisés et exposés aux pires dangers. Face à ce contexte de marginalisation extrême, le REEJER (Réseau des Educateurs des Enfants et Jeunes de la Rue), un réseau d’organisations œuvrant en faveur des enfants des rues, multiplie les actions afin de sensibiliser la population et les autorités publiques à leur situation et ainsi de mieux protéger et promouvoir leurs droits.

C’est dans ce cadre que le REEJER participera en mai prochain, conjointement avec Apprentis d’Auteuil et la FAAI à l’Examen périodique Universel (EPU) de la République Démocratique du Congo devant l’Organisation des Nations Unies (ONU). Un rapport et des recommandations ont déjà été transmises, pour demander une meilleure garantie du droit à l’éducation, du droit à la santé et à la protection pour les enfants les plus vulnérables notamment les enfants en situation de rue. 

En amont de l’EPU, deux membres du REEJER défendrons ces recommandations lors de la pré-session à Genève du 1er au 5 avril 2019, avec comme objectif de convaincre les missions permanentes de les reprendre et de les adresser à la République Démocratique du Congo en mai prochain.

En octobre dernier, la FAAI et Apprentis d’Auteuil avaient déjà accompagné un partenaire de la République du Congo, le REIPER, dans le même exercice (voir l’actualité).

L’EPU : comment ça fonctionne ?

Tous les quatre ans, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, formé de 47 membres, évalue la situation des droits de l’homme dans chacun des 192 pays membres.
Chaque pays remet son rapport national au Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Ce rapport consiste en un état des lieux de la situation des droits de l’Homme et une présentation de l’avancée des recommandations adoptées au cours du précédent EPU. Des recommandations sont ensuite formulées par les autres Etats membres. Si le pays les accepte, il s’engage sur leur mise en œuvre dans les quatre prochaines années. En amont et au cours de cet examen, les organisations de la société civile peuvent présenter leur propre bilan et proposer leurs recommandations aux Etats membres. C’est un moyen de faire pression sur leur propre gouvernement.

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